Vers la Grande Sale
© E.5131 (piste 15)/ (Sacem)
Chaque membre est passé en revue
Poli
Puis tous convergent
Vers la grande salle
A l’arrière.
Dans la cour
Les chiens à la besogne
Et les seaux d’eau mis là
En grand nombre
Au cas où.
Spectacles et jongleries,
On prend plaisir
A voir le fou très laid
Ahanements.
Grand plaisir
Et contagion
Hommes et femmes
Sommes légion.
Moi, marteau, écrivant.
Eux, piqueurs et suants.
Nuit d’étouffements
Successifs.
Dégoulineuse épinante
Criant
Une couronne d’epines
M’atteint !
* * *
L’Epithalame
© E.5131 (piste 4)/ (Sacem)
Au proverbe latin finissant
L. ne refuse rien et répond
Se renversant
" Annus bissextilis... ".
Son sang bouillonne
Bon sang !
Comme une souillon,
Dégoulineuse épinante
Criant
Donjon ! Crève mon bassin !
***
Dégoulineuse épinante
© E.5131 (piste 5)/ (Sacem)
" Satin, mâtine et jeune
Catins, mutines et deux.
Douce berceuse, mâtinée.
Matons, ma toux salive
L’envers de Malitorne.
Et je trouve.
Abricot entrouvert
Juteux, antre humide,
Epineux depuis l’avant-veille,
Trouve un homme, un seul,
Qui aime ta fiente !
Tu ne trouveras que moi...
Qui sent la commode.
Qui t’écris.
Et fuis.
Et fuis,
En cascades interrompues,
Forêt merveilleuse !
Dégoulineuse !
Epinante !
Et fuis,
En cascades interrompues,
Forêt merveilleuse !
Dégoulineuse !
Epinante !
C’est satiné,
Ça luit, à la marge,
Mes cartes en mains. /
C’est une odeur de femme.
En nage
Une lutte à venir. /
Pont-levis vaincu,
S’écartent les laides,
Entre le vide,
Et c’est une boucherie. //
Eperdue dans clairière,
Son écoulement me fait l’effet
D’une cascade, d’une entaille
Chaude et d’hier. Fine.
A l’aurore,
A l’humus matinal et poisseux,
Sous le lit d’épines de tapin,
Couche épaisse,
Sous la pluie d’épines
Apparues, tombées pendant la nuit
Passées.
Nuit d’étouffements
Successifs.
© E.5131
© photo : Syn-/Inbloom

